Dancing in Free Space (2025)
7 minutes
Erosion (Musique)
Exposé à la DNL gallery, Paris
Dancing in Free Space est une réflexion visuelle sur l’épuisement symbolique de l’espace construit. Sur fond de techno sombre, le film expose une hypothèse silencieuse : lorsque les signes s’effondrent, seul l’usage subsiste. Chaque séquence juxtapose un aphorisme architectural à l’image d’un poisson, généré par automate computationnel et enfermé dans un aquarium. Ces poissons se dédoublent, traversent la paroi, glissent hors du cadre — anomalies esthétiques qui évoquent les glitches d’un système spatial saturé.
Loin d’un récit linéaire, le projet opère comme une dérive critique à travers les logiques spatiales du capitalisme tardif. Il interroge l’architecture non plus comme langage mais comme dispositif : ce qui reste quand l’intention s’est dissoute, quand les récits fondateurs ne tiennent plus. L’espace y est montré comme inertie programmée, interface de contrôle, machine à convertir des gestes en données.
Le film n’imagine pas d’architecture révolutionnaire ; il révèle les failles, les boucles, les gestes de réappropriation minimes. Le Free Space n’est pas une promesse, mais un glitch — un espace résiduel temporairement libéré de l’optimisation.